En 2002, Bradbury participe aux épreuves de 1000m masculin en patinage de vitesse sur piste.
👉 Mais tout le monde le sait : Bradbury est très en dessous du niveau de ses concurrents.
Pourtant, en quart de finale, il se qualifie in extremis grâce à la disqualification d’un patineur.
En demi-finale, il profite de la collision entre deux concurrents pour passer entre les mailles du filet.
Et en finale, alors qu’ils sont 5 patineurs à s’élancer depuis la ligne de départ, et que Bradbury est bon dernier à l’entame du dernier tour…
Les 4 concurrents devant lui s’accrochent, se font tomber…
Tandis que Bradbury, largement distancé, évite la collision et passe la ligne d’arrivée en toute tranquillité, remportant ainsi la médaille d’or olympique.
Beaucoup ont qualifié la victoire de Bradbury d’injuste, de chanceuse, de “pas méritée”.
Au moment de la remise des médailles, il est d’ailleurs hué par le public.
Mais en réalité, la course de Bradbury était parfaitement préparée :
Comme il savait qu’il n’avait pas le niveau pour obtenir un podium à la régulière, il s’est volontairement tenu à l’écart de ses concurrents pour éviter tout accrochage et profiter d’éventuels abandons.
👉 Sa victoire est amplement méritée, pour une raison : Dans une course, ce n’est pas forcément “le meilleur qui gagne”. Celui qui l’emporte, c’est celui qui passe la ligne d’arrivée en premier, tout en respectant le règlement.
Après sa course, Bradbury a déclaré :
🗣️ « Je n’étais évidemment pas le patineur le plus rapide. Je ne pense pas que je vais accepter cette médaille pour cette course d’une minute et demie que j’ai gagnée. Je vais l’accepter pour la décennie de travail qui m’a amené ici. »
Et il a bien raison.
Bradbury sait qu’il a bénéficié de plusieurs concours de circonstances pour décrocher sa médaille.
Mais ça n’enlève rien à son travail.
Aucune victoire n’est volée, à partir du moment où elle a lieu dans les règles. 🏅